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Vanessa Bruno
« Mon style est à la fois élitiste et familier. » |
Vanessa Bruno est une enfant de la mode: Elle a su qu’elle voulait devenir styliste à l’âge de 10 ans. Son père fut l’un des co-fondateurs de Emmanuelle Kahn et Cacharel, alors jeune fille, elle a grandi sous la protection de Daniel Hechter, Chantal Thomass ou Sonia Rykiel. Il n’est pas étonnant qu’âgée de 30 ans, elle avait déjà des boutiques au Japon (la dernière en date à Ginza date de septembre 2003). Sans compter la légion de fans qui l’entourent aux Etats Unis, où ses vêtements sont vendus chez Bloomingdales et Barneys (New York). En attendant une autre boutique peut être à Soho (à suivre). “J’ai eu la chance d’être entourée par mes parents, et leurs amis, dans la mode. » Mais elle a tout appris « sur le tard », en faisant du modélisme sur elle-même. De là est né un style très personnel, qui l’a rendue si populaire auprès de Charlotte Gainsbourg, Vanessa Paradis, Elodie Bouchez, Claire Danes, Charlotte Rampling et sa fille…. « Ce qui me touche ce n’est pas la femme idéale – c’est plutôt la femme qui est tellement intéressante humainement, qu’on l’aime. »
Elle a ouvert sa première boutique rue Ferdinand Duval dans le Marais en 1997. « Je suis très chanceuse d’avoir une clientèle qui porte mes vêtements et parle d’eux. Mon style est à la fois élitiste et familier. Une fille qui a un petit budget peut toujours trouver des choses comme un sac (par exemple son fameux en toile à bordure de paillettes). Une recette qui mélange accessibilité et intimité, faite pour une foule nombreuse de fans, difficile à classer, car ils composent leur propres images. « C’est drôle de voir des ados et des femmes de toutes les âges adapter mes vêtements à leur personnalité », jubile la styliste, qui ajoute ne pas savoir comment faire les photos de mode…
Le système des défilés n’est pas pour elle (l’émotion évanescente met à distance une certaine accessibilité). Autour d’un déjeuner rue Etienne Marcel, elle parle de ses passions. Copenhague et la mer (sa mère est danoise). La musique : « j’adore la guitare mais je chante mal ». Et si elle n’était pas à Paris ? Je serais à Marseille ou Los Angeles, j’adore cette ville.
TI
Not for Vanessa Bruno the défilé system (“l’emotion evanescent takes away a certain accessibility”). Over lunch near rue Etienne Marcel, the designer speaks of her favorite things. Copenhagen, Denmark – by the sea (her mother is Danish). Music – “I love the guitar but I sing badly!”. And if she weren’t in Paris? “I’d be in Marseille – or Los Angeles! I love that city!”
TI
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